Surfons un canapé!

Aujourd’hui, je vais vous parler du couchsurfing.

« A tes souhaits », « le quoi ? », « c’est quoi encore ton truc », « sérieux, t’es bizarre toi, tu fais que des trucs louches »…voilà généralement ce que j’entends quand je parle de ça.

Couchsurfing

Je sais que la question taraude pas mal d’entre vous, à l’heure de la crise et du serrage de ceinture, comment je fais pour partir loin, longtemps.

Alors non, je ne suis pas l’arrière-arrière-arrière12  petite-fille cachée de Crésus, je n’ai pas braqué de banques, ni gagné au lot, et j’ai encore moins déposé de brevet révolutionnaire (quoique...j'y travaille, spéciale kassedédie à Audrey Langue tirée ).

En plus du transport, l’autre aspect financier important…c’est l’hébergement !

En 2008, j’ai découvert une « communauté », au hasard de rencontres dans un bar, un soir, tard.

La table à coté de la mienne parlait anglais, avec des accents d’origines bien différentes, et un jeune homme, passablement joyeux, m’aborde avec ce que j’ai pris pour une toute nouvelle technique de drague : « Hey, toi aussi tu es un couchsurfeur ? ».
Le niveau sonore étant aussi élevé que le taux d’alcoolémie ambiant, je ne suis pas sûre d’avoir compris : Pardon ?
« Un Couchsurfeur !»
Un quoi ?
« Un couchsurfeur ».
Mon désespoir de comprendre ne fait qu’augmenter quand il m’explique : « Un couchsurfeur, un surfeur de canapé quoi ! ». (Toute référence à un film cultissime est bien sûr fortuite Innocent ).

Et voilà comment un américain, deux indiens, une colombienne, deux allemands, six français et un espagnol m’ont fait entrer dans la grande communauté du canapé. Et un site pour les gouverner tous : www.couchsurfing.com.

Le concept : un réseau social de voyageurs (3 millions à ce jour) qui vous offre la possibilité de dormir chez eux gratuitement n’importe où dans le monde. De 18 à 76 ans, de tous milieux sociaux, seul ou en famille, la diversité est maitre dans ce réseau.

Il faut commencer par remplir son profil : les indications de base (nom, prénom, adresse, langues) et puis, pour les plus bavards : goûts culturels, philosophie de vie, pays visités, chose exceptionnelle que vous avez faite, ce que vous pouvez apprendre aux autres…).

Le petit plus : la vérification de votre identité. Le site est gratuit, mais vous avez la possibilité de faire un don (de quelques dollars) qui permet de vérifier que l’adresse et le nom correspondent bien aux infos saisies.

Le but : si vous avez besoin de voyager, sans gros moyens et/ou pour sortir du traditionnel hôtel aseptisé : vous sélectionnez la ville où vous allez vous rendre, et quelques critères plus tard (nombre de voyageurs, sexe, âge etc.…on vous propose plusieurs profils. A vous de les lire et de leur envoyer une « demande de canapé » (couchrequest).

Et le jour J vous débarquezRigolant.

La plupart du temps, les séjours sont courts, d'une ou de quelques nuits.
Et le véritable intérêt, au delà de l'aspect financier, c'est que vous pouvez découvrir la ville autrement : vos hôtes peuvent également vous servir de guides ou vous faire simplement partager leurs habitudes, si le cœur leur en dit et qu’ils ont le temps.

Bien entendu, vous pouvez aussi accepter de recevoir du monde sur vos canapés, matelas ou chambre d’amis !
A défaut d’aller voir le monde, laissez le monde venir vous voir !

Parce que l’esprit couchsurfing c’est de découvrir et de partager.

En tant que guest, j’ai des souvenirs merveilleux comme la remontée de Broadway à contresens en vélo à quatre heures du matin, de la visite du MIT de Boston à 2h, d’une swimming pool party à Cape Cod, de la découverte de l’architecture communiste à Novi Beograd entre autres…et puis son lot de bizarreries quand votre hôte vous à oublié car elle à trop fumé de cigarettes magiques, quand vous dormez toute habillée parce que l'état de propreté du lit vous parait douteux...

Et à l’inverse, quand je reçois des couchsurfeurs, j’adore leur faire découvrir la gastronomie lyonnaise (on est les meilleurs que voulez-vous Langue tirée ), et le souvenir de leur têtes devant les abats et autres quenelles me fait rire encore aujourd’hui en tapant ces mots.

Et pour finir, il faut savoir que le concept à bien grandi, maintenant, vous trouvez aussi dans chaque ville, des « sous-groupes » tels que : cours de cuisine, activités, trocs, colocation…

Vous comprendrez…je suis fan :D !

Bien sûr, afin de rassurer familles et amis, ou ceux qui hésitent à franchir le pas, les petits plus « sécurité » :
-Choisissez de préférence des profils certifiés
-Si vous êtes des jeunes femmes seules, privilégiez les profils féminins.
-Lisez bien les profils et les avis (il y a la possibilité de laisser un avis positif ou négatif après avoir été hebergé par quelqu’un…ça vous donne une idée de la personne que vous allez rencontrer).
-Echangez au maximum, comme pour le stop (voir ici), vous n’êtes pas obligé de prendre la première réponse positive : faites confiance à votre feeling !
-Dans le doute, donnez rendez-vous à votre hôte dans un lieu public.

Bref, une excuse de moins pour ne pas aller à la rencontre du monde!

"L'étranger est peut-être un ami que vous ne connaissez pas encore".
Anonyme

 

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