Gaziantep-Adyaman, des pistaches aux montagnes

Mardi 12 mai 2015 :

La nuit a été courte, très courte dans le bus depuis Kayseri, et c’est au petit matin, à 6h que nous arrivons dans la gare routière de Gaziantep.

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Notre objectif, gouter des baklavhas et visiter un peu la ville dont je ne connais rien puisque je n’avais fait que passer une nuit sur un banc dans cette même Otogar.

Nous voilà donc cernées, mais motivées pour affronter les 6 km sous un soleil qui picote déjà. La vieille ville est sublime, et nous arrivons devant un ancien han où nous décidons de finir notre nuit et de prendre un petit déjeuner.

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Bref on se régale, et on prend des forces pour la journée qui va s’annoncer longue !

Le kahvalti fini, on prend la route de la citadelle pour visiter son musée sur l’histoire de la ville, d’où l’on ressort assez vite pour mieux admirer le panorama sur la ville. Les échoppes alentours ouvrent doucement, et nous regardons les fromagers entreposer leurs sacs de toutes les formes, les forgerons taper sur leurs enclumes, et les autres boire leur thé.

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Il est temps pour nous de nous rediriger vers la gare routière d’où nous avons prévu de commencer notre autostop…qui débutera finalement plus tôt que prévu : une voiture qui nous laisse passer à un carrefour nous apostrophe, la conversation s’engage et le voilà qui nous propose de nous emmener.

Nous voilà donc à jouer à Tetris pour tenir sur le seul siège restant à deux, et avec nos sacs !

Nous remercions Murat et attendons son départ, le temps d’un selfie d’aventurières, pour rejoindre la route en direction d’Adyaman, notre objectif du jour.

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Après avoir fait quelques kilomètres avec deux petits jeunes fumeurs d’herbes, nous sommes ensuite prises en charge par une famille adorable qui nous offre du thé brulant à essayer de boire entre deux virages.

La suite sera plus difficile : deux voitures s’arrêtent, nous montons dans l’une d’elles, mais les passagers sont un peu pénibles, nous ne nous sentons pas très à l’aise et c’est non sans mal que nous réussissons à en descendre. Le stress et la fatigue étant trop présents (moins de 8 heures en 2 nuits…), nous profitons de la fraicheur d’un salon de thé arboré de Besni pour nous détendre et papoter.

Et puis il faut repartir, grâce à un médecin adorable, puis un autre monsieur qui nous dépose au centre d’Adyaman. Nous nous posons devant l’office de tourisme, dont les gérants nous invitent à boire le thé, avec la joie de pouvoir échanger en anglais, mais la route n’est pas finie, il faut continuer avant la nuit tombée.

C’est ainsi que nous sommes à pied pour sortir de la ville, et la route est longue, trèèèèès longue. Mais une fois sortie, nous avons la chance de tomber sur une voiture occupée par 3 businessman qui nous permettent de rejoindre Kahta ou nous arrivons à négocier un dolmus qui nous dépose à Narince, petit village carrefour pour la route de Karadut. Le temps de passer devant une maison en chantier, où un homme qui y travaille propose de nous emmener, et nous voilà joyeusement installées à l’avant du pick-up qui doit dater de la première guerre mondiale et peine à grimper les côtes de ce versant sur de la Montagne.

Et c’est quand le soleil commence à se cacher derrière les sommets que nous arrivons chez Murat et son adorable famille qui tiennent l’Isik Pansyon ou nous passerons la nuit.

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La vue de nos lits nous fait oublier l’horrible nuit dans le bus, et nous profitons des dernières lueurs pour nous promener dans le petit village fermier. Je retrouve avec plaisir Ramazan, l’un des employés de Karadut Pansyon, où j’avais campé l’année dernière. Il m’a reconnu et nous invite à boire un thé, et nous évoquons les souvenirs, le tourisme et…le Mont Nemrut.

Car c’est bien pour cela que nous sommes là.

Nous retournons à notre auberge, où Murat nous offre le repas – une véritable tuerie d’ailleurs – avant d’aller nous coucher. Cette nuit encore sera courte…très très courte !

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