A long way home!

27 AVRIL 2015

Ouvrir les yeux et rêver encore un peu.

Je m’étire comme un chat dans mes grosses couvertures moelleuses, enfile peignoir et pantoufles molletonnés et ouvre mes rideaux sur les montagnes enneigées.

C’est bientôt l’heure du petit-déjeuner. Gargantuesque :)

Et nous reprenons la route, sans Nilufer qui est hélas malade. Namik et Ergun ont prévu d’aller visiter Agri, et le mont Ararat, et me déposerons en chemin.

C’est à Karaköse que nos routes se séparent, malgré leurs tentatives de me garder avec eux. Mais mon esprit est déjà dans mon village et j’ai beaucoup de route si je veux l’atteindre ce soir. 

Igp6364
ps : les trottoires sont hauts!

Me voilà donc chargée, et prête à marcher. Je me dirige vers la sortie de la ville, sur la route qui mène à Patnos.

Ici encore, les gens ne doivent pas voir de « touriste » souvent, encore moins une petite nana toute seule.
Je sourie en voyant ce monsieur en perdre la cigarette qu’il avait à la bouche ! Je réponds aux « bonjour » lancés, et au dernier virage, une voiture s’arrête, un homme me demande où je vais, je réponds Patnos ou Ercis.
Il m’invite à embarquer et nous voilà à nous présenter sur les routes sinueuses qui mènent à Patnos. La quarantaine (mais qui en parait 60), il explose d’un rire tonitruant quand je lui balance mes quelques mots de kurdes après qu’il m’ait demandé si je savais ce que c’était. Patnos passé, nous continuons en direction d’Ercis, ce qui m’arrange, mais me perturbe quand mon nouveau pote de transport me dit qu’il m’emmène où je veux, et qu’il veut voyager avec moi puisqu’il n’a rien à faire. Après une conversation à la limite du supportable, je lui fais comprendre que non je ne l’épouserais pas et l’invite lui ordonne de me déposer là.

Il finit par accepter après que j’ai sournoisement dit que je voulais aller aux toilettes. Et me voilà en mode ninja à raser les murs pour filer à l’anglaise derrière les toilettes à la turque. Je marche longtemps avant qu’un jeune charpentier me fasse monter dans sa camionnette et soit si fier de son lac que nous nous sommes arrêtés le temps de faire quelques photos et de boire un thé sur les rives de Van Gölu.

Igp6365 snapseed

C’est une famille, kurde également qui me permet de longer la fin du lac jusqu’à Tatvan, puis un jeune chauffeur de 36 tonnes qui me fera flipper dans les virages serrés, où il me regarde plus que la route et à les mains prises par son portable et une théière, au point que je descendrais au milieu de nulle part.

Igp6369 snapseed

Et c’est là que j’ai rencontré les champions du monde de la vitesse, dans leur belle sportive (dont-je-ne-me-souviens-pas-du-nom-parce-que-je-m-en-fiche-tant-que-ça-avance). A plus de 120 en slalom, un peu plus je me serais cru dans une batmobile, avec mes deux héros qui m’ont déposé avant la tombée de la nuit au rond-point habituel de cette ville au nom « marvélique ».

Je quitte Batman grâce à un banquier qui rentre à Midyat et me dépose à Hasankeyf, où je suis accueillie par mes amis qui avaient suivi mes péripéties en m’appelant toutes les heures parce que même là-bas…on s’inquiète.

Le temps de poser mon sac dans ma maison, d’aller diner au restaurant et voilà les habitudes qui reprennent avec l’absorption de plusieurs litres de thé dans la fraicheur de la nuit avec mes amis, ma famille, au bord du Tigre.

Igp6377 snapseed

Tatvan Erzurum Batman Van HasanKeyf autostop Turquie voyage

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau